Amis ou clients : comment fonctionne l’atelier en 2026
Inflation, ajustements tarifaires et réalité du métier
Depuis le lancement officiel de mon activité en décembre 2021, j’ai toujours suivi une ligne claire :
- travailler au juste prix,
- sans exploiter la passion des collectionneurs,
- sans jouer sur la rareté ou l’émotionnel.
Beaucoup d’entre vous me connaissent aussi autrement que comme « un réparateur » :
au détour d’une convention, derrière un stand, autour d’une console ouverte.
Il y a la passion, l’échange, parfois même une forme d’amitié.
Mais en 2026, il est important pour moi de poser les choses clairement.
📈 L’inflation vue depuis un atelier rétro
Ces dernières années (2024–2025), le contexte économique a profondément évolué.
Concrètement, cela signifie :
- une hausse continue du prix des composants électroniques,
- des fournisseurs européens devenus beaucoup plus chers,
- une TVA non récupérable en tant que micro-entrepreneur,
- une augmentation des coûts liés à l’outillage, aux consommables, à l’énergie et à la logistique.
Pendant longtemps, j’ai absorbé ces hausses par choix,
pour rester accessible,
par respect pour votre passion.
Mais soyons honnêtes :
👉 rester artificiellement bas n’est pas viable sur le long terme.
En convention, beaucoup me l’ont dit sans détour :
« Tes tarifs sont bas. »
C’est vrai.
Mais être « pas cher » ne suffit pas à :
- faire tourner un atelier,
- investir dans du matériel sérieux,
- garantir une activité durable et de qualité.
🧰 Pas de prise en charge opaque : des forfaits clairs
Je tiens aussi à clarifier ma manière de travailler.
👉 Je ne fonctionne pas avec un tarif de prise en charge unique
auquel s’ajoutent ensuite, au fil de la réparation, une multitude de coûts.
C’est un modèle que l’on rencontre parfois :
- un prix d’entrée attractif,
- puis des ajouts successifs (diagnostic, temps, options),
- et au final une facture bien plus lourde que prévu.
De mon côté, j’ai fait un autre choix dès le départ :
- des forfaits définis,
- des prestations identifiées,
- une facturation basée sur le travail réellement effectué, expliquée à l’avance.
Je préfère être transparent dès le début
plutôt que de créer des mauvaises surprises à la fin.
🤝 La « parenthèse amis » : un cadre désormais clair
C’est un point délicat, mais nécessaire.
Pendant longtemps, j’ai accepté ce que j’appelle la parenthèse amis :
passer un dossier plus vite, regarder « entre deux », rendre service parce qu’on se connaît.
Même quand ce n’est jamais formulé,
👉 il existe presque toujours une attente implicite de priorité.
Le problème n’est pas l’intention.
Le problème, c’est l’impact :
- les autres clients attendent plus longtemps,
- l’atelier se désorganise,
- et moi, je compense.
Aujourd’hui, le cadre est clair :
- amis, connaissances, clients : tout le monde passe par le même processus,
- même file d’attente,
- mêmes délais,
- même rigueur.
Ce n’est pas un manque de respect.
C’est la seule façon d’être juste avec tout le monde.
⏱️ Temps, présence et réalité du métier
Depuis le début de mon activité, je passe très peu de temps hors de l’atelier.
Chaque heure passée ailleurs est une heure :
- où je ne répare pas,
- où les dossiers s’accumulent,
- où les délais s’allongent,
- où la pression monte.
En dehors de mon sport (entre midi et deux, indispensable pour tenir),
👉 tout mon temps est consacré à l’atelier.
Même les « petits moments » — café, passage rapide, discussion —
ont un coût invisible, mais bien réel.
⚠️ « Ce ne doit pas être grand-chose » : une illusion
C’est une phrase que j’entends souvent :
« Oh, ce ne doit pas être grand-chose… »
Mais en électronique ancienne, rien n’est jamais “pas grand-chose”.
Chaque panne est différente.
Chaque machine a son histoire.
Chaque diagnostic demande :
- du temps,
- des tests,
- parfois des heures de recherche.
Au début, j’acceptais de passer 10, 15, parfois 20 heures sur des pannes très complexes.
Par passion.
Par défi.
Mais le constat est simple :
- énormément de temps investi,
- une rémunération dérisoire,
- et un impact énorme sur tous les autres dossiers.
🔧 Évolution du cadre en 2026
À partir de maintenant, sauf panne clairement identifiée et connue :
- je refuserai les pannes trop complexes ou trop chronophages,
- comme je le fais déjà sur certaines réparations lourdes (ex. Neo·Geo),
- sauf challenge personnel assumé.
Ces pannes sont la première cause de retard interne :
elles bloquent l’atelier et pénalisent tous les autres clients.
Ce n’est pas un renoncement.
👉 C’est une décision pour durer.
⚠️ Ajustements tarifaires en 2026
En 2026, certains tarifs évolueront progressivement.
👉 Une évolution est immédiate :
le tarif des devis et recherches de panne.
Ce temps d’analyse mobilise :
- de l’expertise,
- du matériel,
- des heures de travail bien réelles.
Comme indiqué dans mes CGV 2026 :
📌 tout travail engagé est dû,
même si la réparation n’aboutit pas.
C’est la réalité du métier sur du matériel ancien.
🛠️ Une éthique inchangée
Malgré tout cela, une chose ne changera pas :
- je ne pratique pas des tarifs parisiens,
- je ne facture pas à la tête du client,
- je ne profite pas de la nostalgie.
Je travaille au juste prix :
pour faire durer les machines,
et pour faire durer l’atelier.
❤️ Soutenir l’atelier autrement : Patreon
Pour celles et ceux qui souhaitent soutenir mon travail autrement,
j’ai mis en place un Patreon (clique sur Patreon).
Rien n’est obligatoire.
Mais ce soutien m’aide concrètement à :
- investir dans du matériel électronique,
- améliorer mon setup,
- produire plus de vidéos et de lives,
- préserver des archives audiovisuelles.
👉 Tout ce qui existe aujourd’hui autour de GeekHillZone13 est possible grâce à vous.
Merci sincèrement 🤍
🛠️ Rétro mais pas rouillé – Je redonne vie à vos consoles vintage
— Jericho / GeekHillZone13




